
L’Ecole Nationale des Sciences Géographiques a été fondée en 1941 pour assurer initialement la formation des personnels techniques de l’Institut Géographique National (IGN, établissement public à caractère administratif du Ministère de l’Ecologie, de l’Energie, du Développement durable et de la Mer) et de nombreux autres IGNs dans le monde entier. Elle est située depuis 1997 à Marne-la-Vallée (cité Descartes), dans un vaste bâtiment d’architecture résolument innovante qu’elle partage avec l’ENPC (Ecole Nationale des Ponts et Chaussées). Près de 5 000 cadres supérieurs, ingénieurs et techniciens originaires de plus de 80 pays ont été formés dans cette école. Depuis une décennie, elle s’est ouverte à l’ensemble des besoins de formation en géomatique des secteurs professionnels de tous types, ce qui en fait le principal pôle de formation en géomatique technique de France.
Avec ses 70 personnels permanents elle organise, avec une implication allant de la maîtrise complète à une collaboration majeure, 12 cycles de géomatique centrés sur l’acquisition et la gestion de l’information géographique. Ces cycles s’étendent depuis le niveau technicien jusqu’aux Mastères Spécialisés en passant par les niveaux BTS, Licence, Ingénieurs, et Masters, pour un total de l’ordre de 250 étudiants, dont un peu moins du tiers sont destinés aux corps techniques de l’IGN. L’école s’appuie sur une trentaine d’enseignants permanents répartis en 5 départements et près de 200 vacataires, experts issus du monde des entreprises ou de l’université. Elle mène également une grosse activité de formation continue (environ 10 000 j.h en 2008).


Sont enseignées à l’ENSG, dans les différents cycles, toutes les disciplines qui interviennent en géomatique technique : informatique, Internet, géodésie, topographie, photogrammétrie, télédétection, cartographie (Web et papier), étude des systèmes d’information, et en particulier des systèmes d’information géographique (SIG). L’enseignement théorique est largement complété par de longs stages pratiques sur le terrain, en particulier dans ses locaux permanents de Forcalquier.
L’école dispose d’un laboratoire propre (le LGA, laboratoire de géomatique appliquée) et de quatre laboratoires de recherche associés :
COGIT (Conception objets et généralisation de l’information topographique), spécialisé en SIG et cartographie ;
LAREG (Laboratoire de Recherche en Géodésie), où est entretenue la référence géodésique mondiale ITRF ;
LOEMI (Laboratoire d’optique, d’électronique et de micro-informatique), qui développe des instruments nouveaux, dont les caméras numériques aéroportées de l’IGN ;
MATIS (Méthodes d’analyse et de traitement d’images pour la stéréo-restitution), spécialisé en traitement d’image.

L’école fait partie de nombreux réseaux différents :
Sa politique de site s’exprime par une participation active au PRES Paris-Est. Elle est en outre très impliquée dans le réseau thématique des quatre écoles d’ingénieurs françaises de géomatique : l’ESGT du CNAM (avec laquelle elle a mutualisé sa première année du cycle Ingénieur sur le site du Mans), l’INSA de Strasbourg et l’ESTP de Paris.
Son réseau international de partenaires est également très vaste, essentiellement sur l’Europe, mais également au dehors (Maroc, Tunisie, Liban, …)
L’école est à l’intersection de trois cultures :
une culture "ingénieur" très marquée. La plupart des personnels de direction et des enseignants permanents sont ingénieurs et ont une expérience de recherche ou de recherche appliquée et de développement de solutions industrielles. L’enseignement est pour eux une étape de leur carrière, qui passe par des phases en recherche et d’autres en production. Ces enseignants ont donc en commun une solide expérience industrielle, de la gestion de projets au pilotage d’unités de production, l’organisation et le déroulement des travaux conduisant à l’établissement de cartes et bases de données géographiques numériques. Ces données sont nécessaires à la gestion des territoires et des ressources naturelles, à l’aménagement urbain et rural, à la protection de l’environnement, à la prévention des risques naturels et technologiques, etc.
une culture administrative de très haut niveau, l’IGN a en la matière une longue tradition d’excellence du service au public, faisant d’ailleurs partie des attentes de sa tutelle ;
une culture "universitaire" forte, les enseignants de l’ENSG travaillent en collaboration étroite avec de nombreuses universités et écoles doctorales, participent au pilotage de thèses, enseignent en Licence ou en Master à l’Université, et travaillent régulièrement avec des chercheurs venant de laboratoires français et étrangers.
Le budget annuel de l’ENSG est de l’ordre de 6,5 M€, auxquels s’ajoutent 2,5 M€ pour les salaires des élèves sous contrat avec l’IGN.
La formation initiale représente une dépense de l’ordre de 5,2 M€.
La formation continue, destinée aux personnels IGN pour une moitié et à la vente à l’extérieur pour l’autre, engendre des recettes de l’ordre de 1,4 M€.