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La coopération du DIAS avec le Yémen

Histoire d’une rencontre : premiers relevés de l’ENSG au Yémen

En 2004, Mme Marylène Barret, alors chargée de la coopération patrimoine à l’ambassade de France à Sana’a et détachée au Fonds Social de Développement du Yémen, a proposé à l’École Nationale des Sciences Géographiques de l’aider à mettre en place au Yémen une unité spécialisée dans l’usage des techniques cartographiques pour le relevé du patrimoine architectural. Celui-ci, en effet très riche, nécessite d’être préservé et donc, au préalable, scientifiquement documenté. En amont de toute intervention de restauration qui pourrait s’avérer irréversible, une documentation précise des bâtiments et de leurs décors est absolument essentielle et prioritaire. Or les méthodes des géomètres et des photogrammètres, enseignées à l’ENSG, produisent des documents objectifs de l’état actuel d’un bâtiment. Pour montrer les capacités de cette technologie, des étudiants de l’École Nationale des Sciences Géographiques accompagnés de leurs professeurs sont allés au Yémen pour y effectuer les relevés de mosquées historiques sur le point d’être restaurées.

Cinq mosquées ont ainsi fait l’objet de campagnes de mesures complètes : dans un premier temps, en octobre 2004, la petite mosquée d’Asnaf, les grandes mosquées de Sana’a, et de Shibam-Kawkaban, puis, en octobre 2005, les mosquées al Ashrafiya et al Mudhaffar à Taez.

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Mosquée Al Ashrafiya
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Mosquée al Mudhaffar
Mosquée al Mudhaffar
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Mosquée Asnaf
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Mosquée Sana’a
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Mosquée Shibam

Sur le terrain

Pour chacune de ces mosquées, des techniques classiques de topométrie ont d’abord été mises en oeuvre, permettant l’établissement d’un réseau de points d’appui localisés à une précision centimétrique dans un repère local.

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Certaines parties des monuments, soit picturalement intéressantes, soit difficiles à scanner rapidement, ont par ailleurs fait l’objet d’une prise de vues stéréoscopiques destinée à faire du dessin 3D.

L’intérieur et l’extérieur des monuments ont alors été scannés par un scanner laser, appareil permettant d’acquérir des nuages de points 3D.

Au bureau

Le laser et les images sont utilisées conjointement pour produire des orthoimages (images corrigées à la fois de l’inclinaison de la caméra au moment de la prise de vues et du relief de la scène photographiée). Ces documents à la fois beaux et géométriquement exacts offrent une vue d’ensemble des plafonds, ou des façades, que l’on a rarement sur le site.


La préparation des missions, leur mise en oeuvre sur le terrain, et le post-traitement des données font régulièrement l’objet de formations spécifiques par des professeurs de l’ENSG à l’attention de l’équipe yéménite aujourd’hui installée au Fonds Social de Développement à Sana’a. Cette équipe est aujourd’hui quasiment autonome, et doit maintenant, pour durer, grandir et s’implanter dans tout le pays.

Programme

Guide des manifestations Parisiennes (page30)

Mis à jour le 17 juillet 2017 - Publié le 1er juin 2010