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Photogrammétrie et archéologie sous-marine

Pour les élèves ingénieurs, le stage pluridisciplinaire réalisé à la fin de la deuxième année est très souvent l’occasion d’une expérience à l’étranger dans un cadre professionnel.
L’année dernière, Rose a réalisé un stage de trois mois à l’Université Technologique de Chypre, sous la supervision d’un chercheur local, Dimitrios Skarlatos.

« La photogrammétrie est d’une grande aide aux archéologues car elle permet de localiser des vestiges de façon rapide et précise. Dans l’environnement sous-marin, son rôle est plus déterminant encore, en raison de la difficulté d’appliquer les méthodes de mesures traditionnellement employées en archéologie. Mais cet environnement n’est pas sans contraintes : l’accessibilité est limitée, pour les hommes et surtout pour les appareils de mesures, et la qualité des prises de vue est altérée par les propriétés physiques de l’élément aquatique (diffusion des rayons lumineux, absorption des longueurs d’ondes rouges).
Le processus photogrammétrique doit donc être adapté à ces particularités, tel a été l’objet de mon stage. J’ai rapidement pris en main le logiciel PhotoScan et post-traité des données sous-marines provenant de l’excavation du Mazotos, une épave située au large de Larnaka à Chypre. J’ai ensuite participé à l’excavation d’une autre épave, le Nissia, située au large de Famagouste.
Durant ces trois semaines sur le terrain, j’ai eu la chance de travailler aux côtés d’archéologues sous-marins, chercheurs et étudiants, mais aussi de découvrir ce domaine, tout en apportant mon savoir-faire en photogrammétrie. Enfin, j’ai procédé à une comparaison de différents logiciels de photogrammétrie disponibles sur le marché (MicMac, PhotoScan, VisualSFM et SURE), en termes de rapidité, de robustesse et de précision, afin de déterminer les solutions les plus adaptées pour les différents usages des archéologues. »

Mis à jour le 20 juin 2018