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Soutenance de thèse

20 juin 2016 : Mariam Saaman soutiendra sa thèse de doctorat de l’Université Paris-Est, la Photogrammétrie rapprochée au service de l’archéologie préventive, à l’ENSG.

Mariam Saaman, doctorante au LOEMI, soutiendra sa thèse de doctorat de l’Université Paris-Est, école doctoral Mathématiques Sciences et Technologies de l’Information et de la Communication.

LA PHOTOGRAMMETRIE RAPPROCHÉE AU SERVICE DE L’ARCHÉOLOGIE PRÉVENTIVE

La soutenance est publique et se déroulera le lundi 20 Juin à 14h en salle M403, aile Maupertuis, à l’ENSG.

Composition du jury :

Livio de Luca, DR CNRS (rapporteur)
Laurent Polidori, DR CNRS (rapporteur)
El Mustapha Mouaddib, Professeur des Universités (examinateur)
Marc Pierrot Deseilligny, DR Equipement (Directeur de thèse)
Invité : Raphaële Heno, ingénieur IGN (encadrant de thèse)

Résumé

Le développement des appareils photos numériques, de la puissance de calcul des ordinateurs, les travaux de recherche en photogrammétrie et vision par ordinateur ont abouti à l’émergence récente de solutions opérationnelles permettant de construire de manière automatique des modèles 3D à partir de prises de vues à recouvrements multiples (multi stéréoscopiques). Par exemple, en prenant les « bonnes » photos, il est aujourd’hui possible de réaliser en quelques heures de calcul et quelques minutes d’interaction opérateur, des ortho-photos rigoureuses qui, il y a quelques années, auraient demandé des jours de restitution. Ces méthodes commencent à être répandues parmi certains acteurs du relevé patrimonial (architectes ou archéologues) et une économie commence même à se construire autour de services de modélisation 3D. Cependant ces méthodes restent loin d’être pleinement acceptées par la majorité des utilisateurs potentiels. Un des freins liés à la diffusion de ces techniques auprès des scientifiques du patrimoine est la méconnaissance des règles d’acquisition photographique permettant de tirer un parti optimum des outils de modélisation par photo.

L’objectif de ce travail de thèse est de réaliser un travail de transfert et d’accompagnement effectif des outils du monde de la photogrammétrie et de l’informatique vers celui des utilisateurs dans le domaine du patrimoine. De manière plus spécifique, la thématique d’application choisie est celle de l’archéologie préventive, dans laquelle les contraintes de budget et de calendrier pour la réalisation des fouilles rendent particulièrement intéressantes les méthodes de relevé par photo.

Nos travaux ont exclusivement porté sur la mise au point de méthodes photogrammétriques à partir de protocoles d’acquisition d’images fiables et légers, ainsi que de traitements adaptés à chaque étape de la chaîne de calcul. Le choix de traiter tel ou tel type d’objet dans le cadre de nos travaux est indépendant de toute classification des nombreuses spécialités de l’archéologie, mais est plutôt lié à un cadrage méthodologique, préférant multiplier les protocoles expérimentaux de documentation de petits artéfacts plutôt que de diversifier le type de vestiges à documenter. Au-delà du cas des petits artefacts, les problématiques soulevées par la documentation d’une fouille archéologique comme site « vivant » ont aussi été partiellement abordées. Des méthodes de relevé capables d’enregistrer de manière exhaustive l’ensemble des objets découverts tout en les associant à une stratigraphie particulière ont en effet été étudiées.

Mis à jour le 3 juin 2016