L’arrivée du premier satellite artificiel a ouvert une nouvelle ère dans le positionnement. En effet l’écoute du signal de Spoutnik par le laboratoire Johns Hopkins Research University a permis grâce à la mesure Doppler du signal, la première restitution d’une orbite d’un satellite et sa prédiction. A contrario, la connaissance de l’orbite d’un satellite permet d’obtenir une position au sol. L’armée américaine a donc fait développer sur ce principe son premier système de radio positionnement appelé TRANSIT. Il a été déclaré opérationnel en 1964 et a disparu en 1985.
En 1973, l’armée américaine lance une étude pour le successeur de TRANSIT. C’est le début de la mise en place du GPS. Ce nouveau système est déclaré opérationnel en 1994. La simplicité d’emploi va permettre le développement d’applications non seulement dans le domaine militaire mais aussi dans le domaine civil. Dès le début des années 1980, les scientifiques explorent le potentiel du système GPS pour du positionnement très précis.
Il est aujourd’hui un outil indispensable pour toutes les applications de précision centimétriques ou subcentimétriques, professionnelles (travaux de géomètres experts, agriculture de précision, conduite d’engin, surveillance d’ouvrage d’art, …) ou scientifiques en géodésie ou géophysique (mise en place de systèmes de références, tectonique des plaques, sismologie, mesure du niveau des mers…)
Sa facilité d’emploi en a aussi fait le principal outil pour des applications grands publics comme la navigation routière ou la randonnée.
Avec le développement de ces applications et pour des raisons stratégiques, les autres puissances mondiales ont cherché à se doter de leur propre système de positionnement par satellite :
GLONASS pour les Russes, mis en place dans les années 1980, laissé en sommeil dans les années 1990 et qui sera à nouveau pleinement opérationnel en 2012 ;
GALILEO pour l’Europe qui sera opérationnel entre 2013 et 2015 ;
BEIDOU/COMPASS pour les chinois qui sera opérationnel entre 2013 et 2015.


